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mercredi 24 mai 2017

Ecole à la maison :La dictée à ma sauce




La dictée n'est pas forcément l'exercice favori des petits n'enfants il faut bien l'avouer. 

Plus jeune  j'ai  aussi subi cet humiliant exercice, oui je dis humiliant car à chaque fois mes notes étaient plus proches du zéro que du 20. 
Est ce que cela m'a aidé à m'améliorer ? Non pas du tout. La dictée a plutôt développé un grand stress, chez moi, face à l'orthographe plus qu'autre chose.
Pourtant, c'est un fabuleux exercice qui devrait être plaisant car quelle fierté pour un enfant de présenter à l'univers ce mot qu'il a réussi à orthographier sans fautes par lui même ! Que l'on se sent formidable lorsqu'une personne nous interroge sur l'orthographe d'un mot et qu'on peut lui répondre, expliquer voir énoncer la règle mnémotechnique qui nous sert  au quotidien. Il était hors de question que mes enfants soient privés de cela à cause d'une vieille tradition éducative qui veut qu'un enfant réalise un exercice avec un barème de notes discriminant où l'échec est bien trop privilégié. Avez-vous comptez le nombre de fois qu'il était possible de se tromper dans une dictée ? se donner 10 chances ou 20 c'est forcément mettre tout en oeuvre pour pénaliser l'enfant et lui laisser un fort sentiment d'échec. 


Attention, "la dictée à ma sauce" n'est pas la recette miracle pour que vos enfants deviennent des dieux de l'orthographe, que nous soyons clairs. C'est un peu comme pour tout, nous ne sommes pas égaux face à l'orthographe. Par contre, beaucoup d'enfant voient leur niveau lamentablement chuter à cause du stress de la dictée. Ma méthode a pour but de donner du sens à cet exercice et non de créer une situation anxiogène. "La dictée à ma sauce" n'a pas été pompée quelque part, mais est le fruit de mon expérience et de mon désir intense de donner confiance en eux-mêmes à mes enfants.

Donc comment se déroule "une dictée à ma sauce" chez nous ? Selon les compétences de chacun elles différeront, mais tout de même se rejoindront sur de nombreux points.
Tout d'abord exit le concept de noter une dictée sur 20 ou même sur 10 ou bien de mettre un TB ou je ne sais quelle appréciation. La dictée est un exercice qui permet d'évaluer par soi même sa capacité à écrire un texte que l'on n'aura pas créer. Pour un enfant, créer un texte demande de mettre en place de nombreuses  stratégies: synthétiser ses idées, créer des phrases claires et construites etc ... C'est donc compliqué d'y ajouter le travail de l'orthographe et de la grammaire d'où l'intérêt de se pencher sur la dictée qui ne demande que ces compétences particulières.
Le texte est choisi par maman et l'enfant concerné. il est important que celui-ci se sente capable d'écrire le texte,  lui plaise et surtout qu'il en ai parfaitement compris le sens pour tout ce qui sera grammaire, accords etc .... Je trouve mes dictées dans les cours kerlann, les manuels de lectures ou bien dans les textes des œuvres littéraires que nous étudions (notre bibliothèque)

Lors d'une dictée, le reste de la fratrie doit faire le plus grand silence et surtout ne pas m'interrompre c'est un exercice difficile qui demande un long temps de concentration.
Donc je lis une première fois le texte, puis c'est parti la dictée commence. Selon le choix personnel de l'enfant celui-ci utilisera le crayon de papier ou bien le stylo plume, tout dépend de son assurance. Pour les plus jeunes "lecteurs" j'insiste sur les syllabes de chaque mots car ils sont encore dans la transition déchiffrage/lecture et ont mémorisé  peu d'orthographe complet de mot.  Je donne  la ponctuation, mais à partir de la sixième si l'enfant est assez à l'aise n'hésitez pas à la marquer seulement avec l’intonation.

La dictée finie, je relis bien sûr une  ou bien plusieurs fois selon les besoins de l'enfant. Viens alors le moment où l'enfant doit se relire seul et débusquer les fautes restantes seul ou avec l'aide d'outils tel que le dictionnaire, bescherelle, bled etc ...
Mon concept est le suivant, le but d'une dictée est d'apprendre à écrire par soi-même sans faute. A l'aide de ses outils ils apprendront à se corriger en autonomie plutôt que de voir la correction comme une sentence qui les éloigne un peu plus à chaque faute de cette perfection que les pousse à atteindre le désir intense du 20.  Certains diront que c'est de la triche, moi qui le pratique quasi quotidiennement je vous assure que pour un enfant c'est loin d'être facile.
Une fois qu'ils ont tout relu, corrigé ce qui leur semble faux commence le deuxième round.

Pour mon grand très à l'aise en français, je ne fais que corriger les 2, 3 fautes qui restent si besoin et c'est fini pour lui. Le cas des filles est plus complexe, Pupuce est en CE1 et a 7ans, Nounoute 10ans dyslexique peine à mémoriser l'orthographe des mots et à se relire efficacement. 
 Il va falloir décortiquer le texte minutieusement: 


  • Première étape:


Je reprends phrase par phrase et je demande à chaque fois de m'expliquer "qui fait quoi" dans la phrase ainsi elles trouvent le sujet et le(s) verbe(s) qu'elles marquent en les soulignant avec des couleurs: vérification des conjugaisons et des accords

  •  Deuxième étape:


Entourer toutes les marques de pluriels: les, des, de, ses, mes etc... et on vérifie bien que le "s" est bien mis au nom auquel elles se rapportent.

  • troisième étape:


Les verbes en "er" à l'infinitif .... "é" ou "er" pour les verbes du premier groupe l'erreur est très facile. Alors surtout on vérifie en remplaçant par un verbe du 2ème groupe ou bien du 3ème comme finir ou mordre.

  • quatrième étape:


Les adjectifs qualificatifs ... Ouh la la souvent ils sont le fruits de nombreux accords oubliés. On les retrouve et on les souligne aussi afin de vérifier les accords.

  • cinquième étape (optionnelle):

Les majuscules au débuts des phrases sont elles bien mises ? (pour les plus jeunes cela arrivent parfois)
Si il reste de nombreux adjectifs mal accordés: "souligne moi tous les noms qui sont dans ton textes et pour chacun regarde si il y a un mot qui te donne des informations sur "comment est le nom": petit, grand, joli, précieux, bas, généreux, précoce etc ...

  • Dernière round l'analyse grammaticale:

Version Montessori ou bien plus traditionnelle peu importe c'est un outil de plus pour se corriger par soi-même.




Normalement, après tout cela il ne doit rester QUE des mots mal orthographiés dus au simple fait que l'enfant ne les connaissait pas. Je fais une petite croix à côté en précisant qu'il devra le chercher dans le dictionnaire.
Cette "dictée à ma sauce" s'est mise en place sur plusieurs années avec les enfants. personnellement, je la trouve très positive et cela permet souvent l'interaction entre les enfants qui s'entraident ou tout simplement apprennent de l'erreur de l'autre. C'est sûr qu'elle prend du temps, plus que la méthode traditionnel, mais sincèrement je trouve les retombés très positives.

Si vous avez des suggestions, car vous aussi vous avez mis en place des stratégies bienveillantes pour réaliser ce difficile exercice qu'est la dictée, partagez les moi en commentaire sous cet article je suis preneuse ;)








dimanche 19 mars 2017

école à la maison: "je ne prépare jamais rien "




la reine de la dernière minute !!!


Je suis toujours très admirative de tous ces parents qui passent des heures à préparer de belles activités, tout un programme de travail pour l'année suivante et qui attaquent la rentrée avec des progressions extrêmement complètes.
Sauf que moi ce n'est pas ça du tout. Il faut bien l'avouer: je suis la reine de la dernière minute !!! En école à la maison je ne prépare jamais rien.
Dés la première année d'IEF, j'ai pris des cours par correspondance car je ne savais vraiment pas comment m'y prendre avec mes 2 primaires et ma grande section. Ces mêmes cours ont été commandés une semaine avant la rentrée.
J'ai bien essayé de me mettre la pression pour créer des supports, des ateliers qui déchirent, ma première année d'IEF en est remplie. J'ai aussi tenté d 'organiser des programmes de travail.
Le résultat de toute cette énergie dépensée fut  souvent de  bons gros Flop, de l'agacement et pas mal de fatigue.
Parce que tout simplement cela ne me ressemble pas du tout et que mes enfants s'amusent durant ces jolis moments, mais ne s'enrichissent pas vraiment. Je pourrai comparer cela à des "friandises" intellectuelles. C'est bon, ça plaît, mais ça ne leur apporte pas grand chose.  De plus cela me demandait tellement de temps de préparation que lorsque l'activité ne rencontrait pas l'enthousiasme escompté, j'étais vraiment blasée.

Alors comment faire pour instruire mes enfants sans m'y perdre ??


Au début, comme je vous l'ai dit plus haut j'ai utilisé les cours par correspondance Kerlann. Une formule toute prête, du tout cuit, il ne restait plus qu'à apprendre... sauf que, les cpc ça peut vite devenir barbants et limités. Sincèrement, le cpc parfait n'existe pas, il faut choisir en fonction de ses besoins, de ses moyens et de ce que l'on en attend, sans être trop ambitieux.
Par exemple cette année, Maxou 6ème est au CPC du Sacré Coeur car je recherchais des méthode pour apprendre plusieurs langues étrangères et je n'arrivai pas à me décidé au milieu de toutes les offres pédagogiques. Je souhaitais aussi avoir une idée des programmes de science et dernière chose chaque mois ils proposent des évaluations orales via skype. Le moyen pour moi de partager le job du homeschooling qui à ce niveau scolaire commence sérieusement à être lourd en apports intellectuels. Surtout pour moi qui ne prépare rien.
Pour le reste de la fratrie, mes deux filles (7 ans et 10ans), les cpc ont montré leurs limites: pas adaptés au jeune âge de l'une, aux difficultés de lecture de l'autre. Il a donc fallu trouver un plan B et s'éloigner des sentiers battus. Sauf que comme je le disais, préparer un programme avec une progression pédagogique ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout mon point fort.  Transmettre une notion c'est pas dans mes cordes non plus et répéter inlassablement encore moins. Comment faire ?

Fatiguée, déprimée et dégoûtée par la surenchère de matos pédagogique, d'activités plus géniales les unes que les autres exposées fièrement sur les réseaux sociaux je me suis pas mal questionnée sur ce qu'était vraiment l'instruction des enfants et sur mes capacités.
Les méthodes de l'éducation nationale me font penser à des coquilles vides incapables de se remettre en question et qui poussent l'enfant à une sorte de "bachotage" des apprentissages. Mécaniquement, ils réalisent leurs exercices sans en retenir le fond ni même avoir un avis sur l'exercice en question.
Alors j'ai beaucoup lu, expérimenté : pas de cours, un peu de cours, beaucoup de cours, des activités qui en jette.. bref je me suis cherchée, interrogée en tant que homeschoolmum ( parent IEFeur).
Une grande liberté pédagogique est indéniablement obligatoire ainsi qu'un questionnement permanent pour bien instruire ses enfants. Alors comment aurais-je pu mettre un programme complet  d'apprentissages avec des grandes périodes de tels ou tels thèmes sur une année, sachant que mes enfants ne savent même pas à quoi ils s’intéresseront dans une semaine ? De plus ce qui aura passionné l'aîné, ennuiera au possible la seconde et intéressera peut être le quatrième. Vous l'avez compris un vrai casse tête, épuisant de surcroît.

J'ai donc décidé d'opter pour faire le plus simple possible.


Pour tout ce qui les passionne, il n'ont pas vraiment besoin de moi:
 Je note mentalement et lorsque nous allons à la bibliothèque je cherche des livres et autres supports sur le sujet en question. Je sélectionne une sortie sur ce thème, cherchée vite fait sur le net, en précisant bien : "es tu sûr que cela t'intéressera ?" J'énumère précisément ce que contiendra l'exposition ou la visite. J'énumère aussi toutes les contraintes associées: rester debout, se déplacer en groupe, chuchoter, écouter en silence etc ... pas question de subir mes enfants durant une sortie.
Ensuite je consigne le tout au fur et à mesure sur des google docs que j'imprimerai à l'occasion du contrôle annuel.
Tout cela s'effectue au jour le jour, au fur et à mesure


Pour le formel:

Orthographe, conjugaison, grammaire, calculs, géométrie, histoire, anglais etc .... Il n'y a pas de secret un peu de formel s'impose.
Sincèrement, le unschooling je n'y crois pas, pour nous du moins, pas pour l'instant. Notre vie sociale et notre quotidien  ne sont  pas assez riches pour alimenter à eux seuls leurs besoins intellectuels passé un certain âge et ils manquent cruellement d'autonomie.
Donc ma mission enrichir leurs méninges de manière bienveillante et surtout bien pensée en fonction de chacun d'entre eux. Sachant que je suis incapable de préparer quoi que ce soit avec plus d'une journée d'avance. J'ai donc des objectifs tout simples en tête: qu'ils sachent tous lire et écrire et surtout que ce soit avec du plaisir et surtout de manière cohérente.

Pour mon aîné très gourmand,  des cpc bien chargés lui suffisent. il a simplement fallu organiser son temps sous forme de petites sessions de travail. Chaque jour, il étudie jusqu'à 6 matières différentes afin de toujours avoir l'esprit en alerte. Pour le coup, la seule préparation que je dois faire est celle de mettre à jour sa fiche de travail quotidienne. L'occasion pour nous de discuter de son ressenti, de ses difficultés etc.. Bien sûr pour faire un choix, j'ai dû aussi me renseigner sur les cpc l'année dernière, mais avec les groupes facebook c'est très facile d'avoir les avis de chacuns sur le sujet très rapidement. Bon ok, c'est peut être la seule chose que j'ai vraiment anticipée.

Pour les filles, c'est vraiment au jour le jour : je m'appuie, vaguement, sur la trame de cpc kerlann. C'est une sorte de fil conducteur. La fameuse progression pédagogique que je n'arrive pas à faire de moi même. Et quelques manuels bien pensés, mais pas trop sinon je vais m'y perdre et ce sera retour à la case départ. Dans mon cas le trop est l'ennemi du bien.  C'est souvent à la carte, en fonction de chacun ce qui me donne une grande flexibilité. L'idée c'est de lire des trucs sympa d'en faire l'étude, d'apprendre l'orthographe de mots passionnants, mais aussi d'écrire sur le thème. Son avis sur la question, un passage qui nous a vraiment plu ou bien retravailler le texte en changeant le temps, le sujet etc ...
Je suis sûre qu'à ce moment vous aussi vous avez envie de venir jouer avec nous au français, non ? Tout cela n'aurait pas la même fraîcheur si je l'avais préparé.

Lorsque je me suis rendue compte que Nounoute n'accrochait pas du tout aux lectures des cours kerlann, je me suis pris quelques heures pour rechercher un manuel qui lui convienne. J'y pioche des séries de lectures en fonction de ses passions, et des thématiques du moment avec exercices intégrés. Du tout cuit version gratis merci les manuels anciens. C'est quelque chose que j'aurais été incapable d’envisager plusieurs mois à l'avance.
Pupuce avance bien avec Picouic et Tigrelin donc nous travaillons exclusivement sur ce livre. Je me sers de la progression kerlann  pour la conjugaison et la grammaire, des filles, sous réserve que ce ne soit pas trop redondant et accessible.
Pour les maths, c'est Singapour. A mes yeux cette méthode est parfaite. On s'éclate à résoudre les problèmes et si l'un d'entre eux à du mal on s'y colle à plusieurs. Ainsi ils se transmettent quelques astuces, révisent et développent une nouvelle approche enrichie de connaissances. Singapour est bien pensé car c'est l'enfant qui va devoir démontrer pour comprendre. Ce système de pédagogie inversée les rends acteurs de leurs apprentissages.
Pour tout ce qui attrait à la découverte du monde, c'est clair qu'on est très en retard par rapport à beaucoup de familles. Mais je fais le choix de ne rien imposer. Si ils sont curieux on travaille sur le sujet. Si non, pas d'énergie inutilement dépensée. Actuellement, nous sommes sur le moyen-âge. L'idée s'est faite un peu du jour au lendemain. Dans les manuels de lecture on a avancé pour arriver aux textes en rapport avec cette thématique. Je leur lis de nombreux living book sur le sujet et j'ai mis à disposition quelques documentaires. Pour réaliser une sorte de cours, j'ai isolé quelques grandes thématiques qu'ils vont apprendre à présenter à la façon CM.
 Au final, les infos rentrent au fur et à mesure sans contrainte de "programme" et sans non plus la pression de maman qui s'est fait suer à préparer tout un machin. Ce qui laisse la place à l'envie et aux projets personnels. Pour moi cela aurait été inconcevable de pousser à bout de bras mes gamins vers le savoir qui au final n'aurait même pas été conservé pour suivre un programme préparé des mois à l'avance.


Finalement, par rapport à d'autres je peux ne pas sembler être un parent freestyle, pas très sérieux j'avoue, mais je préfère travailler avec des enfants motivés et acteurs de leurs apprentissages. Et il faut bien l'avouer, sincèrement dans ma vie il n'y a pas que l'école à la maison.
Cette grande liberté nous amène tout de même à travailler plusieurs heures par jour, mais c'est sûr dans un autre état d'esprit que celui du cadre scolaire, quant à moi je ne m'épuise pas dans des préparations de cours ou de programme et j'ai du temps pour vous écrire ce billet ;).

Et vous ? Etes vous plutôt freestyle  ou  la reine de l'organisation avec de supers programme pour l'année suivante ? 








lundi 27 février 2017

Nounoute et la lecture ... le bout du tunnel.


Lorsque votre enfant, contrairement à la norme, ne manifeste aucun intérêt pour la lecture passé l'âge de 7-8 ans, il faut bien l'avouer c'est très angoissant.
Alors que les autres parents sont en extases devant les premières lecture de leur chère tête blonde, vous c'est toujours très compliqué d'avoir un mot ou une phrase même simple.
"Nounoute, comprend très bien ce qu'elle lit, il lui suffira de lire à la maison pour que sa lecture ne soit plus aussi hachée " qu'elle disait la maîtresse.




Sauf que le CP s'est achevé, puis le CE1 et non la lecture n'était toujours pas un savoir acquis. Et non, elle ne comprenait rien à ce qu'elle lisait.


"Mais , si tout va bien. c'est tout simplement qu'elle ne veut pas travailler avec vous." ....

Dur, dur de vraiment savoir de quoi il retournait.La seule chose que je voyais, c'est que ma fille ne lisait rien. Aucun livre bien sûr, mais aussi aucun paquet de céréales, de pot de moutarde "mouuu...tttaaar...dddeeee", bref; il y a tout de même des petits détails qui se manifestent chez tous les enfants et qui te montrent l'extase de l'enfant face au challenge du "regarde, je lis comme un grand" ou bien "je suis curieux, je veux tout savoir donc je veux tout lire" "Avec la lecture, je découvre un monde nouveau".

Pour Nounoute, la fin de l'école a signifié la fin du calvaire. Lorsque je l'ai déscolarisée, elle ne voulait plus faire aucun travaux scolaires. Je n'étais pas encore très sûre de moi, alors je lui ai demandé si elle voulait bien suivre le CE1 kerlann en lui assurant que le niveau choisi volontairement plus faible ne devrait pas la mettre  en difficulté. L'idée était de reprendre tranquillement tout ce qui n'allait pas afin de comprendre si c'était la méthode, le cadre scolaire ou bien un trouble de l'apprentissage qui était à l'origine de ce retard. En contre partie, je lui ai promis de ne jamais lui imposer d'autres lectures que Picouic et Tigrelin (le manuel de lecture). Ce qu'il faut savoir, c'est que même la progression de Picouic et Tigrelin fut  trop rapide pour elle. Elle n'a jamais fini le manuel et les dernières lectures ont été laborieuses.

La première année elle a travaillé un cursus complet Kerlann. Ce cursus s'est rapidement montré trop lourd. Elle devait  mémoriser de nombreuses leçons qui ne l'intéressaient pas spécialement et continuer à progresser en Français. En mathématiques, elle s'est vite retrouvée en difficulté car elle était incapable de mémoriser les tables de multiplication. Et par dessus tout, c'est une enfant qui se fatigue très vite. Elle a besoin d'autant de sommeil que son petit frère de 6ans plus jeune.
Malgré toutes ses difficultés, sa plus grande qualité fut son ardeur au travail, alors que son frère au potentiel hors norme se décourage à la première difficulté, elle, patiemment avance telle dame tortue faisant la course avec monsieur le lièvre.

L'année suivante, je me suis résolue à ne plus la torturer. Nous n'avons travaillé en formel que le français et les mathématiques avec la méthode Singapour. Le CE2 français très redondant des cours Kerlann a été parfait pour ma puce, qui a pu continuer de progresser tranquillement. Les cpc n'ont pas été les seuls acteurs de sa progression, elle a aussi bénéficié du cursus de Pupuce qui était alors en plein apprentissage de la lecture.
Les leçons d'orthographe, ainsi que les sons ont été vus et revus, inlassablement. Les quelques outils mis en place lui ont beaucoup servi aussi, tel que la boîte de la lecture
 Son expérience Epopia, à l'époque Rêve au lettre, (j'en parle ICI) l'a énormément aidé à prendre confiance en elle et à avoir une image plus positive de ses capacités. Passionnée par ce roman épistolaire, elle s'est rendue compte qu'elle était capable de lire de longs textes, de les comprendre et d''y participer en écrivant à son tour. Cette expérience l'a révélée à elle-même. Actuellement nous continuons toujours l'aventure Epopia.
En parallèle, j'ai tout de même remarqué qu'un manque était présent. N'ayant aucun accès à la lecture, elle ne pouvait pas s'enrichir de tous les contenus de ceux-ci, comme son frère aîné, et avait la mauvaise habitude d'éviter le plus possible toutes les activités qui pouvaient demander un peu de lecture. Je lui ai donc demandé de ne pas hésiter à me solliciter pour lire tous les textes qu'elle souhaitait et j'ai commencé à emprunter de nombreux romans audio, tel que ceux des éditions Thélème et à lui lire aussi bien plus de romans qu'auparavant. L'idée était de créer un banquet "accessible" afin de nourrir son esprit. Rapidement, les effets ont été bénéfiques. Son visage s'est illuminé, ses rédactions se sont enrichies, ses jeux et ses dessins sont devenus plus complexes inspirés par toutes ces lectures offertes. Elle n'a plus squizzé telle ou telle activité sous prétexte que la lecture y était essentielle, puisqu'elle pouvait compter sur les adultes.

Pour le CM1, j'ai dû abandonner les cours Kerlann, en lecture du moins, car le niveau est bien trop élevé pour elle et les textes proposés trop abstrait. Je me suis donc tournée vers ce manuel "Invitation au voyage" de Mareuil et Goupil. Il s'agit de très jolis contes et les exercices associés sont très bien fait à mon goût.
En plus, cette année Nounoute est suivie par une orthophoniste qui l'aide pour tout ce qui attrait à la compréhension verbale. Suite à un test de QI que nous lui avons fait passé en septembre dernier, nous avons découvert que c'est un niveau de compréhension verbale très faible qui est responsable de son trouble d'apprentissage.
Cette année, enfin, elle a trouvé sa première série de romans, à elle. Il s'agit de Mes Amis de la forêt enchantée (promis un jour je vous les présenterai). Ces livres à la base sont pour les enfants âgés de sept ans (Pupuce les a lu aussi), mais ils ont remporté un vif succès auprès de ma passionnée d'animaux et de magie. Simples, mais bien construits, ces petits romans se lisent facilement. Cette collection a donné confiance à ma Nounoute, elle sera fière de les présenter à l'inspecteur en fin d'année. Chaque livre contient 80 pages environ et elle en a actuellement lu 7. Je trouve que ce n'est pas mal du tout pour une enfant qui ne lisait rien du tout.
 J'aimerai ajouter aussi, qu'elle se retrouve sans peine dans notre plus gros dictionnaire et dans mon livre de messe francais/latin de plus de 2000 pages où s'est écrit en tout riquiqui.  Nounoute est en bonne voie. Elle sait à présent lire et même pour le loisir. Il lui faudra encore un peu de temps pour être à l'aise, mais le plus dur est fait. Nous démarrons cette année les leçons de culture générale et les noms célèbres ont bien moins de mal à être retenu puisque toute son énergie n'est plus accaparée par la lecture.


Ce type de trouble demande beaucoup de patience et de confiance en son enfant. Chers parents gardez toujours à l'esprit la puissance de l'effet Pygmalion, rien n'est impossible à aucun élève tant que l'on croit en lui.  Bien sûr le niveau de Nounoute est encore faible par rapport à ce qui est attendu à son âge. Tout ce que je vois c'est que ma puce a pris un gros paquet de confiance en elle. Elle ne boude pas les livres à proprement parlé pour ce qu'ils sont, mais bien parce qu'ils ne lui sont pas encore accessible. Est ce pour autant que je ne dois pas continuer à l'inonder de lectures offertes comme je le fais avec son petit frère de 4ans ? Alors c'est sûr entre "roule la galette" et " Hélène Keller" il y a bien plus de pages et cela demande beaucoup de temps. Peu importe c'est à mes yeux la "meilleure" instruction que je peux offrir à ma fille que celle de lui lire tout ce qu'elle souhaite. Cela ne la rendra pas paresseuse comme certains le pensent, bien au contraire c'est ce qui l'amènera à l'autonomie littéraire et au plaisir de lire.
Si vous aussi, vous êtes parent d'un enfant qui met du temps à apprendre à lire. Ne désespérez pas !! Continuez à lui faire confiance, tendez lui la main à chaque fois qu'il tombe et donnez lui tout votre amour,  votre temps*, si vous le pouvez, plutôt qu'un ordinateur.

votre temps*: Céline Alavrez insite, dans son livre, sur le fait que l'instruction doit préférablement se donner d'humain à humain plutôt qu'au travers de jeux pédagogiques interactifs ou de voix de synthèse. Le biais humain sera
 toujours un meilleur instrument pédagogique qu'un livre audio, un DVD, une tablette, ou un ordinateur.





lundi 20 février 2017

La méthode singapour et nous {mode d'emploi}



La méthode Singapour est l'une des méthodes mathématiques chérie par de nombreuses familles IEF.
Mais les questions, à son propos, sont souvent les mêmes:

  • Que faut-il vraiment acheter ?
  • Comment les utilisons-nous ?
  • N'y a t'il pas un peu trop d'exercices ?
  • Ce suffit elle à elle même ?


Le partage d'expérience dans ce domaine est tout de même ce qu'il y a de mieux, à mon avis pour y répondre.
Entre un cpc et la méthode singapour, mon choix a été vite fait: ce sera la méthode Singapour !
 La première année de notre IEF, petite novice, j'ai suivi la trame kerlann en mathématiques pour ma CE1 de l'époque et mon CM1, dès l'année suivante je n'ai plus utilisé que la méthode Singapour. cette méthode est  tellement bien pensée, ludique est facile...pourquoi se compliquer la vie ?

Que faut-il vraiment acheter ?


Pour ma part je n'achète que les fichiers d'exercices qui sont à 7, 80€ pièce. Selon le niveau vous devrez en acheter un ou deux. Il n'y a que pour le niveau CM2 que j'ai acheté un manuel en plus  pour les leçons expliquées car à ce niveau des fois c'est un peu coton. Cela a permis à mon fils de 11ans de commencer à devenir autonome en mathématiques. Il n'était pas dépendant de mes explications et  pouvait trouver lui même les informations nécessaire à la réalisation de son exercice à l'aide du manuel.

Comment les utilisons nous ?


Du CP, (je n'ai jamais pris la GS), au CM2 nous avons toujours évolué de la même manière: deux exercices (modules) minimum par jour et l'on suit l'ordre de la méthode.
 Il faut savoir que les fichiers se décomposent en exercices (modules) sur une thématique, contenant eux-mêmes une série de petits exercices. Bon ok ça fait un peu brouillon dit comme cela, mais ceux qui ont les fichiers sous les yeux comprendront très bien.
J'ai déterminé 2 exercices (modules) , minimum, car tout simplement des fois c'est super fastoche et ils enchaînent les pages facilement et parfois c'est redondant et fastidieux, l'enthousiasme moins pressant, le nombre fixé suffit à se donner du courage.
Arrivés aux révisions, les enfants n'en font qu'une par jour. Les révisions correspondent à une série d'exercices de révision.
Pour ma CE1, les problèmes de mathématiques sont toujours fait à l'oral en CP je faisais de même.
Elle pose son calcul sur l'ardoise et c'est moi qui lit l'énoncé. Pourquoi ? Car je trouve que c'est un peu tôt et pour les bouts de choux de 7 ans. Cet exercice peut être compliqué. Je préfère donc qu'elle se concentre sur la réflexion plutôt que l'écriture et la lecture.
A partir du CE2, ils ne remplissent plus les fichiers d'exercices. Ils sont tous réalisés sur le cahier et proprement, s'il vous plaît. Les fichiers c'est bien pratique, mais bon apprendre à présenter proprement c'est important aussi et puis il faut  l'avouer il y a aussi un aspect économique. Un fichier non gribouillé sera réutilisé pour les suivants: les joies de la famille nombreuse et de ses économies de bouts ficelles !

N'y a t il pas trop d'exercices ?


Alors c'est clair que par rapport à d'autres méthodes ou bien l'EN, la méthode Singapour c'est un paquet d'exercices. Mais à l'unanimité mes enfants apprécient. Avec cette façon de procéder pas de grand cours magistraux, ils apprennent au travers de leur propre réflexion.
La quantité d'exercices les obligent à mettre en place des stratégies pour aller plus vite, comme apprendre leurs tables, et leur permet d'acquérir des mécanismes.
Donc non, à mes yeux, la redondance et la masse d'exercices est une force elle donne la possibilité aux enfants de devenir les rois des mathématiques.
Nous avons toujours réussi à boucler les fichiers en fin d'année scolaire pour l'inspection. Je trouve qu'il y en a ni trop ni pas assez. Bref c'est facile et pratique: c'est top.

Ce suffit-elle à elle même ?


Du CP au CM1, j'ai utilisé uniquement cette méthode, car je considérais que, dans leur quotidien, les enfants trouvaient de quoi compléter leur cursus de mathématiques.
Il n'y a qu'en CM2 que j'ai ajouté un manuel de problèmes de mathématiques pour maxou car  ceux de la méthodes Singapour me semblaient un peu pauvres pour mon fiston. Je vous en parle ICI.



J'espère avoir répondu à vos interrogations et vous avoir éclairé dans vos choix pour les mathématiques de vos ou votre enfant.


Plus d'infos sur le site de la librairie des écoles ICI 


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